"Ouai, on va s'mettre une bonne cuite !" J'me disais aussi, les répliques décapantes de Tom manquaient un peu.
"Comme si c'était la solution à tout !" Visiblement, mon attitude moralisatrice ne prend pas.
Gustav et son pote guitariste me regardent comme si j'avais parlé latin. En fait - mais ça je me vois mal leur dire - c'est que s'ils commencent à boire ce soir je risque de m'y mettre aussi et là... je risque de ne plus gérer du tout mon comportement ! En gros, je redeviendrai un être primitif aux instincts sauvages tel que... Tom ?! Et en plus j'ai promis à leur manager que j'essairai de les garder en vie. Du moins en bon état de marche. Visiblement, c'est pas gagné !
Les deux zouaves ont décampé. Tant mieux, il serait temps de me changer pour la beuvrie qui, à en juger par l'agitation dans le couloir, les excite passablement :
"On prend quelle caisse ?" Mathieu et ses questions existentielles.
"Peu importe du moment que tu ne conduis pas !" Alex 1 - 0 Mathieu.
Apparemment, toutes les filles veulent être de la partie.
J'opte pour une tenue 'je-suis-sexy-mais-pas-trop'. Faut pas tenter le diable, non plus ! Une demi-heure après, me voilà embarquée avec toute la clique. Direction : le club chic du coin, à quelques kilomètres. Mathieu a emprunté le van de son père, et j'avoue que pour une fois il se débrouille pas trop mal au volant. La preuve : aucun de nous n'est malade.
Tom regarde à travers la vitre, pensif. C'est fou comme ses yeux en disent long. C'est la chose qui marque le plus chez lui, cet air un peu blasé, un peu sage et un peu fou à la fois. L'air de celui qui a vécu une foule de choses palpitantes mais qui en veut toujours plus. Le genre de regard qui rend beau tout ce qu'il survole. Dans le van, on entend que le bruit du moteur, mais quand je pose mes yeux dans les siens, plus rien n'existe.
J'ai dû l'observer trop longtemps, car il se tourne vers moi, l'oeil interrogateur. Okay résumons : 50 000 filles en transe, hurlant et gesticulant à ses pieds ne lui font ni chaud ni froid - à part bien évidemment celles qui enlèvent le haut - et moi tout habillée je le regarde deux minutes c'est la catha, Monsieur se sent reluqué intempestivement ? J'ai outrepassé sa précieuse bulle d'intimité ?
Je regarde ailleurs, en prenant mon air de 'pourquoi-il-me-matte-lui-l'a-un-problème'. Ca marche, il se lasse. Ouf ! J'ai toujours l'impression d'être nue face à lui, de ne rien pouvoir lui cacher.
Arrivés au club, le plus dur est de réveiller Gustav et Georg, qui ouvrent péniblement les yeux sous les lumières de la façade.
"C'est classe hein ?" Mathieu sourit de toutes ses dents. Finalement, les autres aussi. Moi, toujours à la ramasse, je les suis à l'intérieur.
On s'entend plus, j'vois juste Mathieu qui montre du doigt un grand canapé rouge au fond de la salle où règne une odeur de cigarette, d'alcool et de fumigène. En s'asseyant, les TH ont l'air soulagé : même s'il y a foule et que quelques personnes nous regardent bizarrement, ils seront tranquilles toute la soirée. Dans ce club, juste des VIP plus intéressés de sortir leurs billets au bar que de leur demander un autographe.
Il y a des gens qui commencent à danser, les filles et Mathieu vont les rejoindre. Tom parcourt la salle des yeux, s'arrêtant sur chaque spécimen de type féminin habillé court. Gustav suit son regard, l'air desintéressé. Bill remet ses mèches en place, il semble attendre les boissons commandées. Georg me regarde en souriant. A vrai dire, ils sont tous très mignons, chacun dans son genre. Okay j'avoue, j'ai quand même mes préférences...
"On va danser ou tu compte méditer toute la nuit ?"
Gné ? C'est à moi qu'on parle je crois. Gustav me tend une main, l'air super décidé le bambin !
La minute d'après, me voilà collée à lui au milieu de cette foule. Tom nous regarde, l'air blasé. J'aurais voulu lui dire "Je t'assure c'est moi qui me serre contre lui, c'est tout ce peuple qui me pousse !". Mais ça aurait peut-être pas été très crédible.
Gus' est décidement super motivé. J'le pensais pas comme ça, son côté sage et réservé est... parti j'sais pas trop où ! Bah à la limite tant mieux, autant s'amuser.
3h du mat'. La super montre de sport attachée au bioutifoul poignet de Gustav me fait réaliser que le temps est passé plutôt vite. J'crois que je suis plus vraiment très fraîche. La preuve, je sais pas comment j'ai attéri sur ce canapé, ni pourquoi j'ai le bras de Gus autour de mes épaules. Mais je pense que la situation est encore gérable. Du moins si je ne reprend pas de verre.
Tom danse fougueusement avec une blonde du genre blonde. C'est-à-dire, du genre je-suis-blonde-j'en-profite. Est-ce son décolleté qui lui plaît ? Ou son déhanché ? Peut-être les deux, après tout. Mon acolyte - non pas alcoolique - ne me laisse pas achever ma réflexion. Il tourne mon visage vers le sien. Je crois qu'il est encore plus beau qu'au début de la soirée.
"Tu veux pas qu'on rentre ?" Il a l'air fatigué, le pauvre. A vrai dire moi aussi, mais c'est Bill qui répond à ma place :
"Ouai, il commence à faire super chaud ici !" Il se tient devant le canapé, l'air décidé à décamper.
Ni une ni deux, un quart d'heure après nous sommes à nouveau tous dans le van. On a passé un ptit moment à décoller les filles de leur conquête d'un soir, à trouver Georg qui téléphonait dans les toilettes, et à aider Mathieu à retrouver les clés.
Arrivés à l'hôtel, une décapotable noire s'arrête à côté de nous.
"Tooom !" Vlà la blonde.
J'aurais voulu avoir la force de lui demander comment elle avait ouvert le grand portail de l'entrée, et si elle comptait prendre une chambre. Questions inutiles, de toute façon.
Je suis toujours agripée à l'épaule du charmant Gustav. Je suis là physiquement, mais plus mentalement. Une fois dans le couloir devant nos chambres, après m'être dit qu'il aurait fallu moins de marches à l'escalier et surtout moins de dédales dans cet hôtel, je me tourne vers lui. Il caresse mes joues, ma nuque. Pourquoi pas non plus un massage pour m'achever et me laisser sur la moquette, endormie ?
Peut-être qu'il s'est trompé de chambre, ou alors c'est moi qui ait confondu, j'sais pas trop. Toujours est-il qu'on est sur le même lit, moi à observer le plafond, lui à passer sa main sur ma cuisse. Il me fait oublier tous les gars qui sont passés dans cette chambre, il me donne envie de partir très loin. Mais seulement avec lui.
C'est le genre à savoir quand il n'y a pas besoin de parler. Il remonte ma robe jusque sur mes hanches. Il embrasse mes jambes. "Gus t'es chou mais normalement on commence par le haut." En fait j'préfère rien dire, c'est super agréable. Il enlève ma robe et son tee-shirt. Il est juste beau. Je retrouve enfin des forces, et peu à peu tous nos vêtements jonchent le sol. On se glisse sous les draps, et je me sens perdre le contôle. Il écarte doucement mes jambes, et un frisson brûlant me traverse le corps. Je m'accroche à sa nuque chaude, son visage perdu dans mon cou, sa peau qui colle à la mienne. Je n'aurais pas pu rêver mieux. Sa respiration saccadée rythme ce moment magique, et pendant de longues minutes je suis comme inconsciente, anesthésiée par le plaisir que ce petit bout d'homme me procure.
Je le sens ralentir, épuisé. Il s'allonge à mes côtés. Seule la lune éclaire ses cheveux châtains. Je me tourne vers lui, me redresse et l'embrasse.
"Tu vois, parfois c'est impossible d'être juste amis." Il a raison.
On s'endort, blottis l'un contre l'autre.
Avec lui, je me sens définitivement bien.
"Connasse !"
"Comme si c'était la solution à tout !" Visiblement, mon attitude moralisatrice ne prend pas.
Gustav et son pote guitariste me regardent comme si j'avais parlé latin. En fait - mais ça je me vois mal leur dire - c'est que s'ils commencent à boire ce soir je risque de m'y mettre aussi et là... je risque de ne plus gérer du tout mon comportement ! En gros, je redeviendrai un être primitif aux instincts sauvages tel que... Tom ?! Et en plus j'ai promis à leur manager que j'essairai de les garder en vie. Du moins en bon état de marche. Visiblement, c'est pas gagné !
Les deux zouaves ont décampé. Tant mieux, il serait temps de me changer pour la beuvrie qui, à en juger par l'agitation dans le couloir, les excite passablement :
"On prend quelle caisse ?" Mathieu et ses questions existentielles.
"Peu importe du moment que tu ne conduis pas !" Alex 1 - 0 Mathieu.
Apparemment, toutes les filles veulent être de la partie.
J'opte pour une tenue 'je-suis-sexy-mais-pas-trop'. Faut pas tenter le diable, non plus ! Une demi-heure après, me voilà embarquée avec toute la clique. Direction : le club chic du coin, à quelques kilomètres. Mathieu a emprunté le van de son père, et j'avoue que pour une fois il se débrouille pas trop mal au volant. La preuve : aucun de nous n'est malade.
Tom regarde à travers la vitre, pensif. C'est fou comme ses yeux en disent long. C'est la chose qui marque le plus chez lui, cet air un peu blasé, un peu sage et un peu fou à la fois. L'air de celui qui a vécu une foule de choses palpitantes mais qui en veut toujours plus. Le genre de regard qui rend beau tout ce qu'il survole. Dans le van, on entend que le bruit du moteur, mais quand je pose mes yeux dans les siens, plus rien n'existe.
J'ai dû l'observer trop longtemps, car il se tourne vers moi, l'oeil interrogateur. Okay résumons : 50 000 filles en transe, hurlant et gesticulant à ses pieds ne lui font ni chaud ni froid - à part bien évidemment celles qui enlèvent le haut - et moi tout habillée je le regarde deux minutes c'est la catha, Monsieur se sent reluqué intempestivement ? J'ai outrepassé sa précieuse bulle d'intimité ?
Je regarde ailleurs, en prenant mon air de 'pourquoi-il-me-matte-lui-l'a-un-problème'. Ca marche, il se lasse. Ouf ! J'ai toujours l'impression d'être nue face à lui, de ne rien pouvoir lui cacher.
Arrivés au club, le plus dur est de réveiller Gustav et Georg, qui ouvrent péniblement les yeux sous les lumières de la façade.
"C'est classe hein ?" Mathieu sourit de toutes ses dents. Finalement, les autres aussi. Moi, toujours à la ramasse, je les suis à l'intérieur.
On s'entend plus, j'vois juste Mathieu qui montre du doigt un grand canapé rouge au fond de la salle où règne une odeur de cigarette, d'alcool et de fumigène. En s'asseyant, les TH ont l'air soulagé : même s'il y a foule et que quelques personnes nous regardent bizarrement, ils seront tranquilles toute la soirée. Dans ce club, juste des VIP plus intéressés de sortir leurs billets au bar que de leur demander un autographe.
Il y a des gens qui commencent à danser, les filles et Mathieu vont les rejoindre. Tom parcourt la salle des yeux, s'arrêtant sur chaque spécimen de type féminin habillé court. Gustav suit son regard, l'air desintéressé. Bill remet ses mèches en place, il semble attendre les boissons commandées. Georg me regarde en souriant. A vrai dire, ils sont tous très mignons, chacun dans son genre. Okay j'avoue, j'ai quand même mes préférences...
"On va danser ou tu compte méditer toute la nuit ?"
Gné ? C'est à moi qu'on parle je crois. Gustav me tend une main, l'air super décidé le bambin !
La minute d'après, me voilà collée à lui au milieu de cette foule. Tom nous regarde, l'air blasé. J'aurais voulu lui dire "Je t'assure c'est moi qui me serre contre lui, c'est tout ce peuple qui me pousse !". Mais ça aurait peut-être pas été très crédible.
Gus' est décidement super motivé. J'le pensais pas comme ça, son côté sage et réservé est... parti j'sais pas trop où ! Bah à la limite tant mieux, autant s'amuser.
3h du mat'. La super montre de sport attachée au bioutifoul poignet de Gustav me fait réaliser que le temps est passé plutôt vite. J'crois que je suis plus vraiment très fraîche. La preuve, je sais pas comment j'ai attéri sur ce canapé, ni pourquoi j'ai le bras de Gus autour de mes épaules. Mais je pense que la situation est encore gérable. Du moins si je ne reprend pas de verre.
Tom danse fougueusement avec une blonde du genre blonde. C'est-à-dire, du genre je-suis-blonde-j'en-profite. Est-ce son décolleté qui lui plaît ? Ou son déhanché ? Peut-être les deux, après tout. Mon acolyte - non pas alcoolique - ne me laisse pas achever ma réflexion. Il tourne mon visage vers le sien. Je crois qu'il est encore plus beau qu'au début de la soirée.
"Tu veux pas qu'on rentre ?" Il a l'air fatigué, le pauvre. A vrai dire moi aussi, mais c'est Bill qui répond à ma place :
"Ouai, il commence à faire super chaud ici !" Il se tient devant le canapé, l'air décidé à décamper.
Ni une ni deux, un quart d'heure après nous sommes à nouveau tous dans le van. On a passé un ptit moment à décoller les filles de leur conquête d'un soir, à trouver Georg qui téléphonait dans les toilettes, et à aider Mathieu à retrouver les clés.
Arrivés à l'hôtel, une décapotable noire s'arrête à côté de nous.
"Tooom !" Vlà la blonde.
J'aurais voulu avoir la force de lui demander comment elle avait ouvert le grand portail de l'entrée, et si elle comptait prendre une chambre. Questions inutiles, de toute façon.
Je suis toujours agripée à l'épaule du charmant Gustav. Je suis là physiquement, mais plus mentalement. Une fois dans le couloir devant nos chambres, après m'être dit qu'il aurait fallu moins de marches à l'escalier et surtout moins de dédales dans cet hôtel, je me tourne vers lui. Il caresse mes joues, ma nuque. Pourquoi pas non plus un massage pour m'achever et me laisser sur la moquette, endormie ?
Peut-être qu'il s'est trompé de chambre, ou alors c'est moi qui ait confondu, j'sais pas trop. Toujours est-il qu'on est sur le même lit, moi à observer le plafond, lui à passer sa main sur ma cuisse. Il me fait oublier tous les gars qui sont passés dans cette chambre, il me donne envie de partir très loin. Mais seulement avec lui.
C'est le genre à savoir quand il n'y a pas besoin de parler. Il remonte ma robe jusque sur mes hanches. Il embrasse mes jambes. "Gus t'es chou mais normalement on commence par le haut." En fait j'préfère rien dire, c'est super agréable. Il enlève ma robe et son tee-shirt. Il est juste beau. Je retrouve enfin des forces, et peu à peu tous nos vêtements jonchent le sol. On se glisse sous les draps, et je me sens perdre le contôle. Il écarte doucement mes jambes, et un frisson brûlant me traverse le corps. Je m'accroche à sa nuque chaude, son visage perdu dans mon cou, sa peau qui colle à la mienne. Je n'aurais pas pu rêver mieux. Sa respiration saccadée rythme ce moment magique, et pendant de longues minutes je suis comme inconsciente, anesthésiée par le plaisir que ce petit bout d'homme me procure.
Je le sens ralentir, épuisé. Il s'allonge à mes côtés. Seule la lune éclaire ses cheveux châtains. Je me tourne vers lui, me redresse et l'embrasse.
"Tu vois, parfois c'est impossible d'être juste amis." Il a raison.
On s'endort, blottis l'un contre l'autre.
Avec lui, je me sens définitivement bien.
"Connasse !"